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Historique

L’Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques (ESSA) est le résultat du processus de développement de la formation agricole à Madagascar.

Avant les années 50, les établissements d’enseignement agricole visaient surtout la formation de contremaîtres agricoles appelés à seconder les techniciens métropolitains de l’époque coloniale. L’École Supérieure d’Agriculture de Madagascar fut créée en 1953. Les candidats étaient recrutés au niveau du Baccalauréat pour un cycle de trois ans, pour être envoyés ensuite à l’Ecole Supérieure d’Application d’Agriculture Tropicale de Nogent-sur-Marne en France. A partir de 1955, le Collège Agricole de Madagascar (CAM) forma les conducteurs detravaux agricoles et le recrutement se faisait après le Brevet Elémentaire. Les cadres formés étaient alors appelés à seconder les ingénieurs français travaillant au sein des collectivités rurales et des Secteurs de paysannat.

En Mars 1963, l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) a ouvert ses portes dans les locaux de l’ancienne École d’Assistants d’Elevage d’Ampandrianomby à Antananarivo. Etablissement d’Enseignement Supérieur relevant de l’Université de Madagascar, l’ENSA recrutait alors ses élèves parmi les candidats issus de la Propédeutique Sciences (SPCN) de la Faculté des Sciences et des professionnels après le test de niveau. A la suite de la suppression de la Propédeutique en 1967, le recrutement s’effectua au niveau du DUES (Diplôme Universitaire d’Enseignement Supérieur).

 La formation supérieure agricole a connu un tournant décisif avec la création en 1969 de l’Institut Universitaire de Technologie Agricole. L’enseignement dure trois ans et comprend:

  • une première année de formation agronomique générale (tronc commun)
  • une seconde année de pré-spécialisation
  • une année de spécialisation.

Il y avait eu alors quatre options dans le temps: Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts, Economie et gestion agricole.

L’Institut Universitaire de Technologie Agricole céda la place en 1974 à l’Établissement d’Enseignement Supérieur des Sciences Agronomiques ( EESSA ), avec un cursus d’études de quatre ans et un recrutement par voie de concours, après un Baccalauréat scientifique ou agricole.La mise en place de l’EESSA va se prolonger dans le contexte national en 1975. Depuis cette année, le nombre de places mises au concours d’entrée a été porté à 100 et le cinquième Département (Industries Agricoles et Alimentaires) fut créé.

La crise économique et sociale à partir des années 80 a bouleversé l’état des choses. Avec l’intervention des bailleurs de fonds, et en particulier de la Banque Mondiale, avec la mise en oeuvre de la Politique d’Ajustement Structurel et de libéralisation, les enseignants de l’ESSA se sont mis à remodeler progressivement les programmes d’études, en fonction du fait que les cadres formés intégraient de plus en plus le secteur privé ou voulaient également s’installer à leur propre compte.

 Par conséquent, dès l’année 1985, les axes de réorientation du programme d’enseignement se précisèrent et le profil d’ingénieur d’exécution allait céder la place-à celui d’ingénieur de conception. Fin 1986, l’École Supérieure des Sciences Agronomiquies ( ESSA ) a vu le jour et le cursus d’études passe alors de quatre à cinq années, avec l’ambition de renforcer les connaissances scientifiques, techniques et professionnelles des cadres sortants et surtout les rendre plus opérationnels.

 Actuellement l’ESSA est une entité autonome au sein de l’Université d’Antananarivo et se caractérise par son régime de Grande École. Or il se trouve que le Ministère de l’Enseignement Supérieur a entamé la mise en oeuvre d’une réorientation générale des objectifs et du contenu de l’enseignement supérieur à Madagascar en s’orientant vers un processus de gestion privée de l’institution universitaire. Par ailleurs, une volonté affirmée de mieux faire cadrer la formation universitaire avec les réalités du pays existe et se traduit à deux niveaux: d’une part, les opérateurs économiques qui sont conviés à devenir des partenaires à part entière dans la formation et dans la recherche universitaire; et d’autre par l’accent particulier mis sur la professionnalisation de la formation et des produits universitaires, ainsi que sur l’adéquation formation/emploi.

 La tendance va dans le sens d’une meilleure valorisation de l’enseignement pratique sur le terrain et d’une meilleure intégration des étudiants dans le milieu professionnel, dans le souci de mieux appréhender les besoins réels du pays. Cela est illustré actuellement par la recherche de collaborations plus étroites avec le milieu professionnel et avec les opérateurs économiques et l’ESSA essaye de répondre à tous les besoins exprimés.

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